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Les moulins

Historique du moulin à vent

Source principale:- Sigvard Strandh, "Machines, histoire illustrée", Draeger, Paris 1979.

La propulsion d'embarcations au moyen de voiles a peut-être été la première utilisation de l'énergie éolienne. On sait que les Sumériens connaissaient déjà en 3500 ACN les voiles de toile.
Les premières machines à vent, elles, datent de l'Antiquité. Les premiers moulins éoliens étaient,  eux aussi, munis de voiles tendues. Ils apparaissent au 7 e siècle en Perse sur les plateaux de la province du Seitân. Ils consistaient en une roue à aubes à axe vertical entraînant directement une meule. Le premier niveau du bâtiment comprenant la roue à aubes était ouvert aux vents dominants. La meule, axée sur la roue, était placée au deuxième niveau .
Ce n'est qu'en 1105 que sont mentionnés pour la première fois en Europe les moulins à vent: une bulle papale autorise l'abbé de Savigny à installer des moulins à vent dans les diocèses de Bayeux, Coutances et Evreux.
Début 13 e siècle, les moulins à vent sont répandus dans presque toute l'Europe et particulièrement aux Pays-Bas où ils étaient utilisés pour créer des polders. Ces moulins devaient être fixes ou sur pile avec tout le corps pivotant pour faire face aux vents changeants.
Fin 14 e siècle apparaît le moulin à calotte pivotante. Dès lors, il ne fallait plus bouger que la partie supérieure du moulin pour faire face aux vents changeants.

Jusqu'au 19 e siècle, les moulins éoliens ne connurent plus d'innovations déterminantes si ce n'est dans les systèmes de régulation.
Fin des années 1870, le Nord-américain Start Perry conçoit un aéromoteur qui connaîtra le succès dans les exploitations agricoles aux fins de pompage et drainage. La roue (de 1 à 3 m de diamètre) de ce moulin, dotée de 100 à 150 ailettes, entraînait, par l'intermédiaire d'un vilebrequin, un pompe à piston.
Quelques années plus tard, ce type d'éolienne fut couplée à des générateurs d'électricité et deviendra ainsi un aérogénérateur.
En 1927, le Français G. Darrieus brevète une éolienne muni d'un rotor bipale à axe vertical de 20 m de hauteur et 10 kW de puissance.

Actuellement, la majorité des éoliennes sont munies de rotor bipale, parfois tripale, à axe horizontal.

Le vent: extrait du "Guide des Energies Renouvelables" (MRW)

D'où vient son énergie et de quoi est-elle faite?

Du Soleil au vent

Entre les pôles et l'équateur, le Soleil réchauffe le globe terrestre de manière fort inégale. Les écarts de température qui en résultent provoquent des différences de densité des masses d'air qui se traduisent par des variations de pression atmosphérique. Dès lors se crée un vaste mouvement des masses d'air des zones à haute pression vers les zones à basse pression. C'est ce mouvement qui constitue le phénomène général des vents à la surface de la planète.

Mais la façon dont les vents s'orientent localement aux quatre coins de la planète obéit encore à d'autres lois très complexes de la dynamique des fluides, aux forces physiques résultant de la rotation de la Terre (force de "Coriolis"), à la présence des océans et des continents et de leur reliefs respectifs. Ceci qui explique la très grande variété des vents dominants qui caractérisent les diverses régions et climats du globe, selon les latitudes et longitudes.

Le vent est donc une masse d'air en mouvement qui transforme l'énergie thermique que cette masse a retiré du rayonnement solaire en énergie cinétique. Deux paramètres essentiels caractérisent donc le vent. Le premier, déterminant quant à la quantité d'énergie qu'il est susceptible de fournir, c'est sa vitesse, et le second, c'est la direction de son déplacement.

Le premier problème que pose la récupération de cette énergie gratuite et souvent abondante, c'est son instabilité. Certes, les données climatiques permettent, pour une région donnée, de définir le régime des vents dominants et leurs vitesses "moyennes" avec une bonne approximation sur l'année, ou même sur les saisons. A titre indicatif, pour la Belgique, la vitesse moyenne annuelle du vent à 10 mètres du sol est de 6,2 mètres par seconde au littoral, de 3,6 m/s à l'intérieur du pays et de 4,4 m/s sur le plateau ardennais.

Mais il va de soi que cette donnée statistique est totalement insuffisante pour déterminer les caractéristiques auxquelles doit répondre une éolienne en un endroit précis. D'abord, parce que ces moyennes dissimulent les sautes d'humeur extrêmes que peut connaître le vent, que ce soit sous forme de calme plat persistant, de variations incessantes ou encore de rafales d'une violence rare.
De plus, la vitesse et la direction peuvent être fortement influencées par les conditions locales du lieu d'implantation, notamment le relief et les obstacles avoisinants. Ceux-ci peuvent créer des turbulences importantes. Avant toute décision d'installation, une étude approfondie de ces conditions particulières s'impose.

On a longtemps cru que le moulin à vent avait été inventé au Moyen-Orient etintroduit dans nos régions par les Croisés. En fait, c'est l'inverse qui s'est produit.

En Perse et en Afghanistan, on a utilisé très tôt la force éolienne pourmettre des moulins en mouvement mais il s'agissait de moulins dits horizontaux. Les moulins qu'on voit chez nous sont du type dit vertical et étaient inconnus en Orient.

La plus ancienne mention d'un moulin à vent (vertical) en Palestine nous est fournie par un soldat participant à la troisième croisade, menée par Richard Coeur de Lion (le roi de Robin des Bois). Ce témoin décrit l'épouvante des Arabes à la vue d'un moulin à vent que construisaient les Croisés. Le texte date de 1190 et la plus ancienne mention d'un moulin à vent en Europe occidentale date de 1183 et provient de Wormhout, dans le comté de Flandres.

"Notre" moulin à vent serait donc une invention de chez nous.

Dans les moulins à eau et à vent, le grain est moulu entre deux pierres rondes qui pèsent environ une tonne, les meules. La meule supérieure, appelée la courante, tourne. La meule inférieure, appelée la gisante, reste immobile.

C'est précisément grâce à ce mouvement d'une seule meule que le grain est moulu. Notons que ces pierres ne se touchent pas.

Le moulin à vent " Wildermolen "

 

Le Moulin des" Sept Douleurs "

 

Le moulin à vent 'Wildermolen ' a été construit à Appelterre en 1801. Ce moulin, en bois, a un intérieur bien conservé. Il a été complêtement restauré en 1991.

 

Le ' Moulin des Sept Douleurs' a été construit à Denderwindeke en 1799. Depuis 1955 l'énergie du vent n'est plus été utilisée, et pour des raisons de sécurité les vieilles voiles ont été enlevées en 1991.

 

 

 

Le moulin des" petites fontaines"

L'ancien moulin du "moulin du chêne Saint Christophe"

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Suivant une photo sur plaque en verre et une oeuvre d'un instituteur peintre de Silly.

 

 

Le moulin des petites Fontaines est situé dans Meerbeke. C'est un moulin à eau du 19e siècle fonctionnant encore. Son intérieur est parfaitement conservé. En 1930, l'énergie hydraulique a été remplacée par celle d'un moteur-diesel.

 

il était sur la butte (le puech, d'où le sobriquet "pech") du n°1 rue moulin duquesne(*)

il a été construit tout en bois de chêne pendant le 15e siècle à cpoté d'un chêne portant une potale de St Christophe

.( voir Abbé BRIFEUIL, ancien curé de Pecq et natif de Bassilly, où il mourut d'ailleurs, dans l'actuelle maison des Goderies)

Il s'est écroulé lors de la tornade en septembre 1923.

(*)interprétation du sécretaire communal QUIVY lors du marquage des rues en 1955. Transformation de "du keine" (du chêne) en un nom propre Duquesne.

 

 

Le moulin à eau

Le moulin à eau a évolué considérablement durant le Moyen Âge. En effet, dès le Haut Moyen Âge et très nettement à partir du XII e  siècle , on assiste en   Europe à une multiplication des   moulins à eau. Ces derniers sont utilisés à des fonctions de plus en plus diversifiées et la variété des aménagements hydrauliques qui leur sont associés ne cesse de croître. En majorité destinés aux blés, ils sont équipés de roues horizontales, plus couramment verticales (recevant l' eau au-dessous ou au-dessus). Ces derniers, les plus puissants, sont aussi les plus coûteux du fait de l' engrenage  dont ils sont pourvus. Tous sont installés sur la berge d'un bief ou d'un cours d'eau, ou encore sur une embarcation (moulin à nef ). Les meules actionnées par la force hydraulique peuvent moudre le blé mais aussi écraser les graines d'olives, d' œillette , les   plantes tinctoriales , broyer le minerai .

À la fin du   XI e  siècle , plus largement au   xii e  siècle , l'usage de plus en plus courant de l' arbre à cames   qui transforme le mouvement rotatif en alternatif aboutit à la diffusion des moulins   industriels   qui pilent et martèlent : moulins à   foulon , à  tan , à fer, puis au cours du   XIII e  siècle , à papier . Sur les côtes  anglaises  et des  Pays-Bas au Portugal, les moulins à   marée  sont fréquents à partir du XII e  siècle. Dans le même temps, la force du vent est maîtrisée pour moudre des céréales dans les moulins sur pivot puis dans des moulins- tours . Pour certaines activités, l'usage du moulin à   sang   ( énergie   humaine et   animale ) domine encore à la fin du   Moyen Âge  : c'est le cas pour le broyage des olives .

 

 

Le travail du meunier

Meunier tu dors ?

Mais non, il est bien trop occupé à acheter son   blé , le transformer en   farine  et la vendre au marché !

Autrefois,  le métier de meunier rimait avec fortes responsabilités. Jusqu'à la fin de la première guerre mondiale, le  pain  était la nourriture principale des français, d'où l'importance du rôle du meunier. Il prend en charge la  fabrication de la farine , matière première pour faire le pain. Entre le Moyen Age et la Révolution, le meunier devient un personnage important, aisé et jalousé. Il a droit au titre de Messire ou de Maître. Bien qu'issu du peuple, il côtoie le seigneur et fait partie des notables.

  La plupart du temps, le métier de meunier se transmet de père en fils. Avant l'apparition des nouvelles  techniques de minoterie , la transformation du blé en farine était une opération délicate qui nécessitait une grande expérience.
Meunier était un travail particulièrement éprouvant. Aidé de ses employés, il manipulait de lourds  sacs de blés ou de farine  pesant parfois plus d'un quintal. En plus de fabriquer la précieuse farine, il devait aussi la  commercialiser . Il tenait alors une comptabilité et négociait lui-même le prix du blé selon sa qualité. Actuellement, l' automatisation  a fait son entrée au moulin. Certains disposent d'un  tableau de bord  pour déclencher toutes les opérations. Automatiques, semi-automatiques, manuelles, les  machines  sont réglées selon le type de blé, la configuration du moulinet les caractéristiques de la farine que le meunier veut obtenir.
Quel est le secret de la fabrication de la farine ?
La première étape consiste à bien choisir le blé que l'on va utiliser. Un  mélange  d'au moins 3 ou 4 variétés de blé panifiable est nécessaire pour obtenir une bonne farine. Il faut d'abord  trier  le blé, c'est-à-dire le débarrasser de tous les éléments qui ne devraient pas s'y trouver (pailles, cailloux…). Ensuite, il faut le  brosser  et l' humidifier , ce qui lui permet de gonfler et facilite son  écrasement . Après avoir laissé le blé au repos  pendant 12 heures, il faut le  broyer . Cela consiste à passer à plusieurs reprises les grains de blé dans des  cylindres en acier cannelé  puis, dans des  cylindres lisses  et cela à plusieurs reprises.  A la fin, les produits sont  tamisés  pour qu'il ne reste que la farine.

Aujourd'hui, le métier de meunier existe toujours mais se raréfie considérablement avec la disparition des petits moulins familiaux.

Dans les environs, il reste un moulin familial "les moulins JESPERS" qui sont situés à Bierghes lez Hal et qui utilise l'électricité pour moudre le blé.

C'est un fournisseur!